Facebook : la fin des communautés ?

Fin 2017, Facebook a fait une annonce qui angoisse déjà les community managers : les publications des pages pourraient ne plus figurer dans le fil d’actualité des utilisateurs. Il convient d’abord d’attendre le déploiement effectif de ce changement avant de paniquer, car il s’agit d’un test mené dans six pays. Si les résultats ne sont pas concluants, Facebook pourrait alors faire marche arrière. Et nous sommes nombreux à espérer ce scénario, qui serait catastrophique pour les community managers.

Car cette évolution signerait tout simplement la fin des communautés, élément pourtant majeur dans l’écosystème de Facebook. En effet, les marques auraient alors des pratiques publicitaires similaires à celles sur les autres médias, à savoir acheter de l’espace publicitaire entre deux contenus (exactement comme à la télévision, avec de la pub entre deux programmes). Sans portée organique, il n’y a plus aucun intérêt à créer des liens avec sa communauté. Le rôle du community manager risque donc de changer radicalement. De communicant, il deviendra « marketer », responsable de campagnes publicitaires et de ciblage. Pas sûr d’ailleurs que les community managers aient les compétences pour le faire, car c’est presque un autre métier.

Une autre évolution majeure, avec ou sans ce changement, est le rôle que les individus vont jouer sur les réseaux sociaux, qui sera croissant. Les marques et entreprises vont sans doute s’effacer, au profit des personnes. Le community manager aura donc un rôle différent : mobiliser tous les collaborateurs de l’entreprise pour qu’ils publient avec leurs comptes personnels, et ainsi contourner ce problème. Cela est déjà efficace sur LinkedIn : une entreprise doit inciter tous ses salariés à publier avec leur profil personnel, et à relayer la communication corporate. Sur Facebook, utiliser les profils personnels pour déjouer la fin des pages sera une solution utilisée par certains. Le community manager devra donc mobiliser les troupes et organiser cette riposte.

Enfin, le plus grand risque pour Facebook est de voir les community managers le délaisser, en diversifiant leur présence sur les réseaux sociaux. Ce changement doit servir de signal d’alarme sur la position dominante et quasi-monopolistique de Facebook : il ne faut pas placer tous ses œufs dans le même panier. Commencer dès maintenant à investir sérieusement d’autres réseaux sociaux est une excellente idée. Aller sur Twitter, Instagram, Pinterest et LinkedIn devient impératif, car demain Facebook pourrait devenir 100% payant.

Pour aller plus loin, découvrez mon Guide du community manager :

Guide du community manager

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