Society, un magazine hype sur les réseaux sociaux

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Society, c’est LE magazine du moment. Un ton décalé, un regard frais sur des sujets branchés, Society offre à ses lecteurs un contenu de qualité sans pour autant trop se prendre au sérieux. Pour mieux comprendre le succès de ce « quinzomadaire en liberté », nous avons posé quelques questions à Noémie et à Charles qui gèrent la présence de Society sur les réseaux sociaux.

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Voici l’interview de Noémie Pennacino et de Charles Alf Lafon, community managers de Society.
Je les remercie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, et je reproduis ici l’interview avec leur aimable autorisation. (interview par mail le 22 mai 2015)

 

Question 1 : pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?

Noémie : J’ai une formation de journaliste et j’ai travaillé pour plusieurs magazines. Je suis arrivée à So Press en 2010 en tant que pigiste. L’année dernière, on m’a proposé de participer à plein temps à l’aventure Society. Depuis janvier, je suis donc secrétaire de rédaction pour le magazine et co-rédactrice en chef du site. Je m’occupe aussi des réseaux sociaux, Facebook surtout.

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Charles: Presque tout pareil : formation de journaliste, arrivé en 2013 en tant que stagiaire, puis on m’a laissé rester comme pigiste à plein temps. A peu près un an après, on m’a donné les accès aux réseaux sociaux de Sofoot, surtout du Twitter qui était un peu à l’abandon. J’ai continué avec celui de Society.

Question 2 : comment est organisé le community management chez Society ?

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N: Il y a plusieurs community managers, répartis entre les réseaux. Ou plutôt, non, il n’y en a pas vraiment. En tout cas, personne n’a été embauché en tant que tel. On fait ça en plus de nos missions. C’est un travail d’équipe, avec pour but de conserver le même ton, la même façon de traiter (ou le choix de ne pas traiter) les infos et les mêmes prises de position que le magazine.

C: Grosso modo, Noémie (et un peu Michael) s’occupent du Facebook, et moi du Twitter. Mais en vrai, on est interchangeables et on discute de ce qu’on veut faire ensemble. La direction nous laisse globalement faire ce qu’on veut. De toute façon, ils n’y comprennent rien.

Question 3 : sur quel réseaux sociaux Society est-il présent ?

Facebook, Twitter, Instagram. Classique. Ah, et Google + aussi.

Question 4 : quels sont vos objectifs sur les réseaux sociaux et comment mesurez-vous les résultats ?

N: On a des objectifs, bien sûr, mais ils ne sont pas vraiment chiffrés. On n’est ni dans une course aux clics ni dans une course au scoop. Plutôt dans une recherche de fidélisation des internautes. C’est le début. On ne part pas exactement de zéro dans la mesure où le groupe est déjà présent sur Internet avec les autres titres (So Foot, So Foot Club, Sofilm, Doolittle) mais un peu quand même. Pour chaque titre, c’est une sorte de recommencement. Il y a les habitués mais aussi les nouveaux. Pour Society, c’est une autre cible, un autre public que So Foot, par exemple. On doit s’adapter à tout ça. Les initier à notre esprit, notre façon de faire, qui ne sont pas toujours très conventionnels.

Pour les statistiques, on utilise Google Analytics.

Pour le reste, on analyse les retours.

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C: Ce qui n’est pas facile, c’est de ne pas reprendre des recettes qu’on sait efficaces parce qu’on les a rodées avec les autres titres. Il faut réussir à s’en inspirer bien sûr, parce que c’est quand même notre identité, mais aussi réussir à se réinventer, étant donné qu’on ne parle plus forcément aux mêmes personnes. Une blague sur un joueur lue par des potes sur un canapé en mode pizza/bière n’est pas forcément reconductible à l’analyse d’une situation politique par exemple.

Question 5 : comment surveillez-vous l’e-réputation de Society ? Quelle est votre réaction face aux commentaires négatifs ou au bad buzz ?

N: Il y a quelque chose qui nous importe dans le groupe, et ce, depuis toujours, c’est de ne pas faire « ce qui plaira aux gens » mais plutôt ce qui nous plaît à nous en se disant que ça plaira forcément aussi à d’autres. Dans ce sens, on écoute les retours, certes, mais on fait le tri entre ce qui est justifié et constructif et ce qui est juste de l’insulte ou du mépris. On répond s’il y a de la déception ou de l’incompréhension. On discute. Il y a des personnes qui n’aiment tout simplement pas ce que l’on fait. Dans ce cas, on est compréhensifs mais on ne va pas forcément chercher à convaincre par tous les moyens que notre travail est bon. Ne pas plaire à tous les coups, c’est la règle du jeu. Après, il y a aussi souvent de la provocation, notamment sur Twitter ou dans des commentaires Facebook. Parce que c’est facile, gratuit et qu’il faut aller au plus court, et donc au plus incisif. Et puis quand on gratte, on voit qu’en un seul échange, les auteurs s’adoucissent. Ceux-là ont la critique aussi facile que le compliment, donc c’est pas bien méchant. C’est l’époque qui veut ça, je crois.

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Pour l’instant, on n’a pas eu de bad buzz. Si ça doit arriver, alors on avisera ensemble de comment on gère le truc. Chaque bad buzz est différent, donc la réaction doit être adaptée.

C: Le problème majeur des réseaux sociaux, c’est qu’il y a un effet caisse de résonance très fort. Le même article peut déclencher des réactions complètement inverses. C’est pourquoi il est important de relativiser. Du moment que le positif l’emporte sur le négatif, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Cela ne sert à rien de céder à la panique. De toute façon, il est impossible de contenter tout le monde. Une attaque n’a pas plus de valeur qu’un encouragement, c’est seulement la loi de Murphy qui s’applique.

Question 6 : quels sont les outils que vous utilisez au quotidien ? Disposez-vous d’un réseau social interne ?

N : On n’a pas de réseau social, on est un réseau social. Et notre moyen de communiquer en interne, c’est la communication orale. Avec les mails en renfort et un goûter quotidien vers 17h.

C: Et puis Tweetdeck, c’est bien Tweetdeck.

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site Web de Society.

 

Retrouvez nos interviews de Community Managers :

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